Présentation de BERTRICHAMPS Le patrimoine de BERTRICHAMPS Où est BERTRICHAMPS
 

Ses principales traces existantes relatives au passé de Bertrichamps sont : Trois lustres de cristal de Baccarat se trouvant dans l’église. L’un d’eux datant du XIXème siècle est classé monument historique. Un crucifix en pierres de style gothique flamboyant, d’une hauteur de 4 mètres se trouve au cimetière communal. Il semble être du XVIème siècle et est également classé monument historique. La chapelle St-Jean, se trouvant au lieu-dit du même nom, date du XIIème siècle. Elle aurait pu être le cœur d’une ancienne église. Des ossements humains ayant été découverts à proximité laissent à penser qu’il y avait là un cimetière. Elle est actuellement restaurée par l’association pour la sauvegarde du patrimoine bertrichampois. Un menhir de granit rose datant de l’époque gallo-romaine se situe à quelques mètres du territoire du Département des Vosges. Il a une hauteur de 3,50 mètres. Son poids est estimé à environ 6 000kg. Il fait partie des 7 recensés en Lorraine. Il est classé monument historique. Les lustres de l’église : Selon les notes de l’abbé BADON, le petit lustre est dû au travail des tailleurs sur cristaux de BERTRICHAMPS qui en firent don en 1850, M l’abbé DUVIC étant curé de la paroisse. Selon les mêmes dires, le 2ème lustre, dit « moyen » fut exécuté et offert en 1860 sous l’abbé PIERRE, par la société des tailleurs sur cristaux. Quant au 3ème, le plus gros aurait été offert en 1889 par d’anciens tailleurs sur cristaux. Le 8 janvier 1960, M. André MALRAUX ministre d’état chargé des affaires culturelles classait ce dernier monument historique.

Les monuments, les lieux à voir à BERTRICHAMPS
Le crucifix : C’est un grand crucifix en pierre de style gothique flamboyant. Par les grandes dimensions de l’ensemble (hauteur 4 m. largeur 1.40 m.) et surtout de l’effigie du christ (hauteur 1,60m. largeur 1.40m.) Cette œuvre se rencontre rarement dans la région. Ce crucifix repose sur un socle très bas, formé de roches mêlées à des ossements, à des serpents et flanqué de deux crânes d’une facture assez réaliste. Le fût et les bras de la croix sont de section octogonale. Le fût possède dans ses angles à base, des moulures en pénétration caractéristique de style flamboyant. Sa partie supérieure supporte l’inscription traditionnelle I.N.R.I. en lettres gothiques sur un phylactère. Le christ, dont le corps et les bras adhèrent directement à la croix, présente les caractéristiques de la sculpture religieuse du XVème siècle. La tête est inclinée à gauche et montre un visage aux pommettes scintillantes, aux yeux globuleux et mi-clos, au nez effilé légèrement retroussé à son extrémité lui donnant ainsi un profil courbe. Une couronne d’épines assez volumineuse, en forme de bourrelet coiffe sa chevelure tombante mêlée à la barbe. (Il existe au musée de Lunéville une tête de christ semblable, provenant de l’église des templiers). Le torse est large et bombé, la taille marquée et étroite, les hanches arrondies sont drapées dans un linge assez important. Les membres sont grêles, un peu courts en particulier pour les jambes. Les pieds superposés ainsi que les mains par de longs clous en fer forgé, à la tête canée. Sur la gauche du fût, à un mètre du sol, on lit la date 1 600 en écriture gothique. Est-ce la date de conception et d’exécution de l’œuvre, est ce la date d’érection ou une date de transfert ou de restauration ? En tenant compte des décalages de style en province, ce crucifix semble être du XVIème siècle par sa facture et la date de 1600 paraît assez tardive. S’il ne s’agit pas d’un transfert, la présence de ce christ pourrait confirmer que l’emplacement de Bertrichamps était bien autrefois celui de nos jours.  

Les monuments, les lieux à voir à BERTRICHAMPS

La chapelle St Jean : En effet une légende tenace transmise par la tradition orale veut que Bertrichamps ait eu son berceau à St Jean, qu’il ait été rasé au cours de la guerre de 30 ans et reconstruit à son emplacement actuel. Mais vers 1880 un chercheur précisait qu’il s’agissait bien là d’une tradition non vérifiée et dont on n’avait pas de mémoire d’homme de preuve. A noter que Bertrichamps ne figure pas dans la liste donnée par Digot, des villages anéantis par les Suédois en 1635 durant la guerre de 30 ans. Pour être honnête, Il faut cependant préciser que cette liste comporte des villages Lorrains et que Bertrichamps faisait partie du temporel de l’évêché de Metz. En outre, les chercheurs qui reprenaient à leur compte cette légende liaient à la chapelle St Jean présentée comme ancienne église, ceci figure d’ailleurs dans une délibération du conseil municipal du 5 novembre 1848 « L’ancienne église de Bertrichamps érigée actuellement en une chapelle où est honorée St jean-baptiste, est tombée en ruine. Il convient que la dite chapelle soit rétablie ; Le conseil demande l’autorisation de la reconstruire et vote une somme de 130F. » Les chercheurs liaient à la chapelle St Jean le moulin de St Jean qu’il confondait avec le véritable moulin situé à l’emplacement actuel de la localité dans l’actuelle rue du moulin au n° 16. Ses fondations, les titres de propriété qu’il possède dont les doubles sont aux archives départementales permettent d’établir sans erreur, qu’il s’agit bien, de celui dont « les enfants de Wary dit vosgien de deneuvre ont confirmé en 1271 la donation faite par leur père en 1253 à l’abbaye de Senones de six quarts de blé à prendre tous les ans sur le moulin de Bertrichamps. » Ce titre figure également aux archives. Il confirme donc qu’au XIIIème siècle des habitations existaient déjà à l’emplacement actuel. En outre, s’il est établi que l’immeuble détruit de l’ancienne forge prés de l’église portait la date de1692, que les titres de propriété du « château », immeuble Alard détruit lors de la dernière guerre à l’emplacement du 4 rue de viombois permettaient de prouver son existance en 1704’ l’immeuble « Bregeot » démoli en1966 pour l’édification de la place « Otelin » possédait au-dessus de sa porte d’entrée une pierre frontale représentant une croix de Malte et portant la date de 1626. Ce qui confirme son existence avant 1635, passage des Suédois dans notre région. Une autre légende veut également que le village ait été à ST-Jean et que les pauvres descendaient à l’emplacement actuel, et notamment à la Haie du Gué où ils cultivaient des terres qu’ils s’appropriaient plus ou moins. L’une des maisons de la Haie du Gué portait en nom : Vincent CUNY, et une date : 1791. Malheureusement, date et nom ne correspondent pas. C’est après l’incendie de la « petite de Grammont » en 1841 que Vincent CUNY vint habiter cet immeuble édifié par Jean MICHEL. De toute façon, à cette époque, l’église de Bertrichamps actuel existait déjà (Elle était déjà construite en 1712). Des anciens interrogés ont déclaré avoir vu vers 1889 les vestiges de tombe autour de St-jean. Malheureusement d’autres de la même génération les contredisent à ce sujet. Néanmoins, des fouilles dirigées en 1962 effectuées par des jeunes des chantiers ont permis de mettre à jour des ossements humains, à l’extérieur de la chapelle contre le mur de droite en regardant le chœur sur une profondeur de 2 mètres et une largeur d’un mètre. Parmi ces ossements un crâne et des membres d’adulte. Cette découverte aurait pu permettre de faire progresser nos recherches en établissant l’époque d’inhumation des corps. Mais le service d’électronique physique du centre d’études nucléaires de Saclay nous a fait connaître que dans l’état actuel de la science, les mesures de datage par méthode du carbone 14 sur des os conduisaient à des résultats aberrants lorsque les ossements ont séjourné longtemps dans le sel. Une autre légende, reprise par M. le curé BADON, voudrait en effet qu’à la suite du combat qui opposa en 1341 le Duc de Lorraine Raoul et ses hommes à ceux de l’évêque de Metz sur notre territoire, une chapelle et un cimetière furent édifiés. A ce propos nous reproduisons textuellement la note de M. l’abbé BADON, titre : « La chapelle St-Jean, à un kilomètre vers Raon elle remonte au XIVème siècle. En 1341, le duc Raoul, successeur de FERRY IV de Lorraine menaça Baccarat chercha d’empêcher la jonction des deux armées et livra à ce renfort bataille en avant de Bertrichamps sur le versant des noires terres où on enterra les cadavres. Comme la lutte avait été engagée à la St-Jean Baptiste, on éleva la chapelle qui existe en mémoire des soldats morts sur-le-champ de bataille. C’est sans doute pour ce motif que l’on trouve tant d’ossements humains ». C’est là une très libre mais très séduisante interprétation des textes anciens. En effet, ceux-ci notent formellement que la rencontre eut lieu le jour de la Trinité 1341. Or il n’est pas possible que le jour de la trinité tombe le jour de la St-Jean-Baptiste, le 24 juin. En outre, 1341, C’est le XIVème siècle, or il n’est pas douteux que les premiers et plus anciens éléments de la chapelle St-Jean sont du XIIIème Siècle et non du XIVème. Ces deux points anéantissent à eux seuls la légende avancée. Mais, s’il est extrêmement difficile d’avoir une certitude sur l’emplacement originel de Bertrici-Campus, on peut avoir la certitude de son existence en 1152, voire en 939. En effet, au dire de Don Calmett, « Bertrichamps dépendant de la cure de Vacqueville, faisait en 1152, partie du bien de l’abbaye de Denone dont possession fut confirmée à son abbé HUMBERT par le pape Eugène III, huit familles de serfs y habitaient. Mieux, dans Lepage de 1843, on lit : « Vacqueville (vacca villa, episcopi villa) dont dépendaient Neufmaisons, Bertrichamps (Bertrici-Campus) et Veney, fut donnée à l’abbaye de Senones par les èvêque de Metz. Reimbert, abbé de ce monastère, demanda confirmation de cette donation à Adalbert 1er, qui la lui accorda solennellement en 939 ».

Le menhir : Pour certains, (Bernhard), Pierre-Borne ou pierre levée est un tumulus où les anciens leucques déposaient leurs morts. Dressée aux confins des territoires de Bertrichamps et de Raon-l’étape sur une éminence dominant la vallée de la Meurthe, elle passe pour être le plus beau menhir de Lorraine qui d’ailleurs n’en compte que sept. Il est classé monument historique. Il se présente sous la forme d’une pierre de granit, rose, très dur sans doute extrait de la carrière de Chavré déjà exploitée à l’époque néolithique sur l’autre versant de la plaine. Vaguement équarri, il est haut d’environ 3,5 mètres. La partie supérieure semble avoir été taillée en pointe. Ce bloc est profondément enfoncé dans le sol, car des travaux entrepris vers 1905 par des habitants curieux, n’ont pu atteindre sa base. Ces travaux entrepris dans le but de mettre à jour quelques souvenirs historiques ou préhistoriques n’ont pas abouti, ayant dû être interrompus par crainte de voir la pierre se renverser sur les chercheurs. En supposant que la partie enterrée ait la même longueur que la partie extérieure, on peut évaluer approximativement le poids du bloc à 6000 kg. Il serait vraiment curieux de savoir comment nos ancêtres avec les moyens rudimentaires dont ils disposaient, ont pu apporter à pied d’œuvre et mettre en place un monument semblable. Pour Monsieur Jean FETZER « La taille de ce menhir paraît plus soignée que d’autres monolithes similaires, et laisse supposer une façon peut-être plus récente qu’on l’imagine habituellement. Pour lui, ce monolithe est une réalité objective, utilitaire c’est une borne parmi tant d’autres qui ont disparu, dont la présence a une signification particulière ; c’est-à-dire qu’à cet endroit précis une limite était posée. Cette hypothèse se renforce par le passage en ce lieu de la voie « Salinaria ». Cette limite s’est conservée jusqu’à nos jours sous la forme de limite communale et départementale